C’est un signal d’amélioration concret pour les candidats à l’accession à la propriété. Selon la 12ème édition de l’étude “Acheter ou Louer” publiée ce mercredi 29 octobre par le courtier Meilleurtaux, la durée moyenne pour rentabiliser un achat immobilier (pour un 70m²) en France est retombée à 12 ans et 3 mois.

Cette nouvelle marque une nette inversion de tendance. L’année dernière, dans un contexte de taux élevés et de prix encore hauts, cette même durée avait grimpé à près de 15 ans.

Comment expliquer ce retour en faveur de l’achat ? L’étude analyse les deux causes principales de ce rééquilibrage – la baisse des taux et la hausse des loyers – mais souligne également de très fortes disparités selon les villes françaises.

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Les 2 facteurs clés qui améliorent la rentabilité de l’achat

Cette amélioration notable, qui redonne un peu d’air aux acheteurs, s’explique par un effet de ciseaux. Selon l’analyse de Meilleurtaux, deux grands facteurs macro-économiques convergent pour redonner l’avantage à l’acquisition par rapport à la location.

Cause n°1 : La détente progressive des taux de crédit

Le premier facteur est la légère détente des taux de crédit immobilier. Après les sommets atteints fin 2023 et début 2024, les taux ont progressivement reflué au cours de l’année 2025. Même si cette baisse reste mesurée, elle a un impact mécanique : elle réduit le coût total du crédit et redonne un peu de pouvoir d’achat aux ménages, rendant l’effort d’achat moins lourd par rapport à l’année précédente.

Cause n°2 : Des loyers qui continuent d’augmenter

Le second facteur agit en miroir. Pendant que le coût de l’achat se stabilise ou baisse légèrement, celui de la location poursuit sa hausse ininterrompue. L’étude souligne que les loyers augmentent dans la plupart des grandes villes. Rester locataire coûte donc de plus en plus cher, ce qui, mathématiquement, accélère la rentabilité d’un achat : le “manque à gagner” en restant locataire devient plus important, plus rapidement.

Une moyenne nationale qui cache d’énormes disparités

Si la moyenne nationale de 12 ans et 3 mois est encourageante, l’étude de Meilleurtaux insiste sur un point crucial : le marché immobilier français reste extrêmement hétérogène. Derrière ce chiffre se cachent des réalités locales radicalement différentes, avec des “gagnants” et des “perdants” en 2025.

Les villes “gagnantes” où acheter redevient très vite rentable

Dans certaines villes, l’équation est très favorable aux acheteurs. Lille, Grenoble et Tours se placent en tête des métropoles où l’achat redevient rapidement plus avantageux que la location. Dans ces marchés, la combinaison d’une légère baisse des prix d’achat et d’une forte tension sur les loyers rend l’accession à la propriété particulièrement attractive cette année.

Les villes “perdantes” où la durée s’est au contraire allongée

À l’inverse, l’étude révèle que certaines villes voient leur situation se dégrader pour les acheteurs. C’est le cas notamment d’Orléans ou du Mans. Dans ces communes, la durée nécessaire pour rentabiliser un achat s’est allongée par rapport à l’année dernière. Cela peut s’expliquer par des prix immobiliers qui résistent à la baisse tandis que les loyers, eux, n’augmentent pas aussi vite que la moyenne nationale.

Conclusion : Un rééquilibrage du marché, mais loin de “l’âge d’or”

En conclusion, l’édition 2025 de l’étude “Acheter ou Louer” de Meilleurtaux dresse le portrait d’un marché en voie de rééquilibrage. Le signal est positif pour les acquéreurs : la baisse de la durée de rentabilisation (passant de près de 15 ans à 12 ans et 3 mois) montre que l’achat redevient plus avantageux que l’an dernier face à la location.

Toutefois, le courtier tempère cet optimisme. Si la situation s’améliore, le marché est encore loin de “l’âge d’or” d’il y a cinq ans, lorsque les taux de crédit historiquement bas (parfois sous 1%) permettaient des rentabilités exceptionnellement rapides. L’année 2025 marque donc une amélioration, mais le retour à la normale est encore progressif.